Face à une pression réglementaire croissante et des parties prenantes toujours plus sensibles aux questions de performance environnementale, les directions RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises) doivent trouver des moyens de valoriser leur entreprise sur le plan extra-financier, qu’il s’agisse de répondre à des obligations réglementaires ou bien de prendre des initiatives volontaires (décret tertiaire, GRESB, bilan carbone…).


Pour cela, les équipes RSE ont besoin d’un accès continu et fiable à l’information à l’échelle du patrimoine. Malheureusement, les données sont très souvent dispersées entre les différents services de l’entreprise et les prestataires extérieurs. Par exemple, les données environnementales sont détenues partiellement par la direction du patrimoine, la direction technique et/ou la direction énergie, la comptabilité ou encore les prestataire de service (fournisseurs d’énergie, d’eau, entreprise de retrait de déchets…).

La collecte de ces nombreuses informations constitue encore bien souvent une véritable perte de temps pour les directions RSE qui se doivent de solliciter des dizaines de fois les différentes parties prenantes détenant la donnée. Un autre problème se pose : quid de la fiabilité des informations remontées ? Impossible d’y voir clair et de prendre des décisions éclairées sur la base de données erronées. 

Vous l’aurez compris, l’accès à l’information est un enjeux majeur pour les directions RSE or cela représente encore bien trop souvent une démarche compliquée et chronophage à mettre en place pour les entreprises. C’est ici que la data peut être d’un grand secours. Nous vous expliquons comment !

Accéder à une donnée fiable et complète, le nerf de la guerre

Étape 1 : Comment automatiser ses remontées d’informations ?

Peu importe l’entreprise dans laquelle vous travaillez, vous disposez déjà de nombreuses données existantes. Bien trop souvent, elles dorment dans vos placards faute de savoir les collecter simplement

Mais de quelles données avez-vous besoin ? Où les trouver ? Comment les collecter ? La collecte des données peut vite devenir un véritable casse-tête pour les entreprises immobilières. Pourtant, cette étape est indispensable à la constitution de rapport annuel comme le rapport RSE.

Les 6 questions à se poser avant de commencer

  1. De quelles informations ai-je besoin pour répondre à mes objectifs ?
  2. Quelles sont les sources de ces informations ?
  3. Ai-je le droit de collecter ces données ?
  4. Quelle est la méthode de collecte la plus pertinente ?
  5. Mes données sont-elles complètes ?
  6. Mes données sont-elles fiables ?

Découvrez le détail de notre méthodologie data en 6 étapes clés dans notre livre blanc “Data & RSE : comment utiliser la data pour valoriser votre performance extra-financière ?” ainsi que des exemples concrets.

À lire également : Faciliter la collecte des données RSE dans l’immobilier, le parcours du combattant

La cartographie de vos données existantes 

Vous disposez déjà de nombreuses données. Il vous coutera toujours moins cher d’utiliser les données à disposition plutôt que d’en créer de nouvelles (pose de capteurs, audit etc).  

Découvrez les données dont vous disposez déjà en vidéo :

Un data-mapping vous permet de faire un état des lieux des données disponibles à l’échelle du bâtiment comme du parc immobilier tout en prenant en compte la multitude de postes énergétiques et fournisseurs d’énergie concernés. En collectant automatiquement et fiabilisant les données de consommation des compteurs existants puis en les associant au périmètre de reporting correspondant (immeuble, lot, parc, etc.), le data-mapping permet de simplifier et accélérer l’établissement d’un état des lieux complet de la consommation énergétique d’un patrimoine immobilier. Ainsi, vous êtes en mesure d’obtenir une vision plus claire de votre parc immobilier et de le comprendre.

Le choix de la méthode de collecte de données 

Il existe de nombreuses méthodes de collecte de données, du simple tableau Excel à l’API. 

À lire également : Les différentes méthodes de collecte des données qui s’offrent à vous !

Une fois la source de l’information identifiée, il faut déterminer comment extraire la donnée. Pour cela, il est nécessaire de s’interroger sur la quantité de données à collecter, la fréquence de collecte, le mode de stockage et la finalité de la donnée. Les possibilités sont nombreuses : API, FTP, XLS, webservice, scrapping, parsing, télérelève… Comme pour le choix de la source, il est indispensable de privilégier une approche pragmatique, sobre en effort et en coût et efficace.

Pour choisir la solution la plus pertinente, il faut mettre en parallèle le coût de collecte de la donnée et l’objectif, pour éviter de construire un processus inutilement lourd. Par exemple, la conception d’une API de collecte est beaucoup trop coûteuse pour une mise à jour annuelle. À l’inverse, privilégier la télérelève ponctuellement, et sur certains sites bien choisis, peut permettre d’avoir une connaissance fine du profil énergétique d’un bâtiment pour extrapoler ensuite les données à l’ensemble de sa typologie. 

Exemple d’architecture de collecte des données pour un client :

schéma représentant un exemple d'architecture de collecte des données

Collecter les données des locataires

De plus, pour donner du sens aux consommations environnementales, il est nécessaire de communiquer à l’échelle du bâtiment et non uniquement sur les parties communes. C’est d’ailleurs dans ce sens que poussent les nombreuses réglementations telles que l’annexe environnementale, le décret tertiaire etc. Mais voilà une difficulté supplémentaire. En plus de collecter les données en interne, ce qui n’est pas une mince affaire, les directions RSE des bailleurs doivent également collecter les données de leurs locataires ! Ces données constituant des données personnelles, elles ne peuvent être récupérées sans l’accord préalable des locataires.

Entre les locataires réticents, les indifférents, ceux qui ne savent pas où sont leurs factures, ceux qui refusent de communiquer leurs consommations tant que le problème de fuite du 3ème n’est pas réglé ou que l’ascenseur n’est pas réparé, le casse tête est sans fin !

Pour collecter les données sur les parties privatives, 2 méthodes s’offrent donc à vous :

  1. Les contacter régulièrement pour récupérer leurs consommations sur la période manquante
  2. Les contacter une seule fois pour leur demander de signer une lettre de mandat unique vous donnant l’autorisation d’accéder à leurs espaces clients fournisseurs ou distributeurs 

Étape 2 : Comment fiabiliser ses données ?

Collecter la donnée est une première étape indispensable afin de dégager de la valeur extra-financière, mais encore faut-il s’assurer que l’information soit fiable et complète.

Le rapport RSE répond à 2 finalités :

  1. Obtenir une vision d’ensemble de son patrimoine immobilier : Dans quel but ? Pour en mesurer la performance. Ainsi, si les données collectées ne sont pas fiables, il devient impossible d’obtenir une vision claire des enjeux et problèmes du parc immobilier et donc de prendre des décisions qui font sens et améliorer la performance du patrimoine.
  2. Communiquer aux différentes parties prenantes : La hantise de toutes les directions RSE ? Être taxées de greenwashing par exemple ou susciter le bad buzz. Or, collecter des informations peu fiables est le meilleur moyen d’annoncer des choses fausses. Quand les informations sont communiquées à l’extérieur, il est indispensable que les données soient suivies, vérifiées et solides pour éviter toute polémique ! En effet, de nombreuses entreprises se sont engagées publiquement à réduire leurs consommations, notamment à travers la signature de la charte du Plan Bâtiment Durable.

À lire également : L’interview d’Henri Chapouthier (Icade) sur les avantages de l’automatisation de la collecte des données

Une prise de décision efficace doit donc être basée sur des données fiables, mais également complètes ! En effet, il n’est pas envisageable de prendre des décisions basées sur des informations partielles, d’où le besoin d’évaluer également la complétude des données. Aujourd’hui, des algorithmes permettent de détecter et combler les trous de données automatiquement : c’est ce que nous appelons la prédiction de données. Cette technique permet aux foncières ne disposant pas de toutes les données de consommation nécessaires de faire des prédictions au plus proche de la réalité. Pour cela, deux méthodologies sont possibles :

  • définir des règles de calcul simples permettant d’estimer la consommation en se basant sur des données déjà existantes,
  • recourir à une approche de machine learning prenant en compte toutes les variables ayant un impact sur la consommation afin de prédire les données manquantes au plus juste.

À lire également : Règles VS Machine learning : Foncières, quelle méthode choisir pour obtenir les meilleures données pour votre rapport RSE ?

Reporting RSE, décret tertiaire, bilan carbone, annexe environnementale… L’art de répondre aux exigences réglementaires en 1 clic 

Les directions RSE sont soumises à un certain nombre d’exigences réglementaires. Nous pouvons notamment citer :

  • Le rapport RSE : rapport annuel ayant pour objectif d’améliorer la transparence des entreprises en rendant compte de toutes les actions mises en place dans le cadre de leur stratégie de développement durable.
  • Le BEGES (Bilan pour les Émissions de Gaz à Effet de Serre) : étude réalisée tous les 3 – 4 ans afin d’évaluer le volume d’émissions de gaz à effet de serre produit par les activités des entreprises.
  • L’annexe environnementale & le comité bail vert : annexe jointe au bail des locaux de plus de 2 000 m² afin de préciser les équipements, la consommation réelle d’eau et d’énergie ainsi que la quantité de déchets générée par les locaux loués.
  • La loi ELAN (Evolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique) & le décret tertiaire : loi ayant pour objectif de faciliter la construction de nouveaux logements tout en protégeant les plus fragiles. Le décret tertiaire vise à préciser les modalités d’application de l’article 55 de la loi ELAN quant à la rénovation du parc tertiaire français.
  • L’audit énergétique réglementaire : obligation réglementaire à renouveler tous les 4 ans contraignant les grosses entreprises à réaliser des diagnostics énergétiques sur un périmètre couvrant au minimum 80% du montant de leurs factures énergétiques acquittées.

Les exigences réglementaires sont nombreuses et y répondre est chronophage ! La collecte automatique des données vous permet de gagner du temps et de simplifier vos démarches en centralisant toutes les données dont vous avez besoin, calculant vos indicateurs et soumettant vos réponses à l’autorité complémentaire pour être en règle avec la législation française..

Aller plus loin que la réglementation : Quid des initiatives volontaires et des certifications environnementales ?

Aujourd’hui, répondre aux exigences réglementaires ne suffit plus pour valoriser la valeur extra-financière d’une entreprise. Afin de faire la différence auprès des différentes parties prenantes (locataires, investisseurs, futurs collaborateurs etc.), les entreprises immobilières se doivent d’entreprendre des initiatives volontaires et d’obtenir des certifications environnementales.

Les initiatives volontaires :

  • ISO 50 001 :  norme visant à améliorer la performance énergétique des entreprises, notamment en leur permettant de réaliser des économies d’énergie.
  • GRESB (Global Real Estate Sustainability Benchmark) : organisme international proposant un benchmark annuel permettant d’évaluer les démarches RSE des sociétés immobilières dans le monde entier.
  • OID (Observatoire de l’Immobilier Durable) : association de loi spécialisée dans le développement durable visant à augmenter la performance environnementale, sociale et sociétale du secteur immobilier français.
  • CDP (Carbon Disclosure Project) : organisme international à but non lucratif ayant pour objectif d’encourager les investisseurs, villes et entreprises à contribuer à la construction d’une économie véritablement durable en les aidant à mesurer leur impact environnemental.

Certifications environnementales :

  • HQE (Haute Qualité Environnementale) : certification visant à limiter les impacts environnementaux lors des travaux de construction ou réhabilitation tout en garantissant le confort des occupants.
  • BREEAM (Building Research Establishment Environmental Assessment Method) : méthode de calcul développée par le Building Research Establishment permettant d’évaluer le comportement environnemental des bâtiments.
  • LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) : certification écologique permettant d’évaluer les bâtiments en prenant en compte l’efficacité énergétique, la consommation d’eau et de chauffage ainsi que la provenance des matériaux et la réutilisation des surplus.

Etre en règle, c’est bien ! Mais pour faire de la RSE un véritable levier de performance pour votre entreprise, les initiatives volontaires sont nécessaires. Comme pour répondre à une obligation réglementaire, il vous faut commencer par faire un état des lieux initial en collectant vos données puis déterminer vos objectifs, calculer vos indicateurs, établir un plan d’action d’amélioration, le mettre en oeuvre, le suivre dans le temps et communiquer dessus ! Deepki vous accompagne sur chacune de ces briques de valeur grâce à son expertise de la data et à ses consultants expérimentés !

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Transformer l’essai : transformer vos actions en levier de valorisation

En répondant aux obligations réglementaire auxquelles vous êtes soumis et en prenant des initiatives volontaires afin de valoriser votre performance extra-financière, vous identifiez de nombreux leviers d’action. Alors, pourquoi vous arrêter là ? Pourquoi ne pas chercher à actionner ces leviers d’action pour optimiser la gestion de votre patrimoine et ainsi le valoriser davantage tout en réalisant d’importantes économies d’énergie ?

Vous souhaitez vous faire accompagner dans la valorisation extra-financière de votre entreprise et dégager un maximum de valeur de vos réponses aux obligations réglementaires et initiatives volontaires ? Chez Deepki, nous pouvons vous aider à comprendre les causes de vos anomalies de consommation et vous proposer des plans d’action priorisés en fonction de la facilité de mise en place des actions et de leur rentabilité afin d’optimiser la gestion de votre patrimoine.

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